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Les « Plus » d’une réorganisation

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Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération (PMCA )

Pyrénées-Orientales, France
Social / 01 mai 2014 / ID Magazine #6

Les « Plus » d’une réorganisation

Les « Plus » d’une réorganisation

Depuis décembre 2009, PMCA s’est engagée dans un projet d’envergure : la réorganisation du service de collecte des déchets à travers la mise en oeuvre de la recommandation R437 de la CNAM. 

La démarche était ambitieuse, puisqu’elle visait à enrayer un niveau trois fois supérieur à la moyenne nationale de ses accidents de service. Elle s’attachait également à limiter l’apparition de maladies professionnelles, le taux d’absentéisme et la casse de véhicules et de bacs. L’objectif est atteint pour l’agglomération de Perpignan. L’adoption de la norme CNAM TS- R 437 pour la gestion des déchets a considérablement amélioré les conditions de travail et la qualité de traitement des déchets de ce groupement de 36 communes. La norme devait permettre l’amélioration des conditions de travail et une meilleure qualité de ramassage des ordures de « Perpignan Méditerranée Communauté d’Agglomération ». La santé, la sécurité et la qualité du travail étaient les priorités de cette réforme. Il fallait diminuer les coûts de fonctionnement tout en améliorant la qualité du service proposé. 

Halte aux accidents de service, absentéisme et casses de matériel

Des innovations pour faciliter la vie des habitants, comme des agents de service. Le projet s’est appuyé sur l’aide de différentes organisations (COPIL) et un audit complet basé sur l’échange a été réalisé pour améliorer l’efficacité des services. Les interactions ont été réussies, puisqu’elles ont amené à 55 modifications de la part de 75 personnes différentes. Ces nouvelles méthodes de fonctionnement ont été testées pendant 6 mois à petite échelle, avant de pouvoir être validées par les CTP et le CHS, organes décisionnaires. Les investissements conséquents ont tous donné raison à cette initiative. Les résultats sont tous satisfaisants, tant sur le plan économique, avec une réduction de la consommation de carburant, un taux de casse des machines divisé par deux, que sur le plan humain. La qualité des services, le SAV par exemple, a fortement progressé, l’absentéisme a diminué, et ce en grande partie grâce à une amélioration des conditions de travail. Une valorisation de la profession a également permis d’améliorer le climat social général et l’image dégagée de la profession. Un comité de pilotage conduisant le projet était constitué d’élus, de managers territoriaux, de membres internes au service de gestion des déchets et de membres du CHS et du CTP. Le projet dans sa globalité a coûté 2 555 000 euros, comprenant la création d’un centre technique. Doté de technologies, il permet aux employés de s’adapter aux changements de conditions de travail et améliore l’efficience des services. 

Daniel Simon

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