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DGS : la jeune génération à l’honneur

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Social / 19 octobre 2015 / ID Magazine #21

DGS : la jeune génération à l’honneur

DGS : la jeune génération à l’honneur

Les adhérents du SNDGCT se sont donné rendez-vous à La Rochelle, tout début octobre, pour le 75e Congrès du Syndicat et la 26e édition d’Expolis, le salon national des dirigeants territoriaux. L’occasion pour les 500 participants d’échanger autour des nombreux sujets qui font l’actualité des DGS. 

Véritable temps fort pour le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT), le Congrès annuel, qui s’est déroulé du 1er au 3 octobre à La Rochelle (Charente- Maritime), a une nouvelle fois répondu aux attentes des participants. De nombreux ateliers ont ponctué les journées de jeudi et vendredi. Des thèmes particulièrement variés ont été abordés lors de ces rencontres : ainsi, Jean-Marie Marco, Directeur du tourisme de la Gironde, a par exemple animé un atelier sur la place des seniors dans les collectivités. Le DG du Syndicat informatique de Charente-Maritime, Benoît Lienard, a quant à lui évoqué « les exigences du citoyen connecté ». Un sujet particulièrement d’actualité, dans une société dans laquelle les citoyens demandent des services de plus en plus réactifs et personnalisés. Un atelier sur les liens entre réseaux sociaux et démocratie participative a également été proposé par Mathieu Lheriteau, DGS de Noisyle- Grand. 

LES JEUNES GÉNÉRATIONS DE DGS

Fil rouge de ce 75e Congrès, les jeunes générations de DGS étaient à l’honneur. « La table ronde, tout comme le temps réservé par notre Président aux plus jeunes, illustrent le souci du Syndicat d’être plus que jamais à l’écoute de la génération montante », souligne Dominique Legrand, vice-président du SNDGCT, chargé du Congrès. En effet, la table ronde du vendredi après-midi avait pour thème : « DGS, valeur travail et génération Y : un mariage impossible ? ». Ce débat fut notamment l’occasion de s'interroger sur la place du travail dans l'équilibre personnel et familial de l’agent. La veille, Stéphane Pintre, président du SNDGCT, avait longuement dialogué avec ces jeunes DGS. 

UN SALON DES PARTENAIRES 

Lieu de rencontres et d’échanges informels, le salon Expolis permet aux participants de rencontrer les différents partenaires du SNDGCT. 60 exposants étaient présents pour présenter leurs services et produits aux DGS. Au coeur du Salon, un espace a permis à certains partenaires d’exposer plus en détail un thème associé à leur activité. L’UGAP a par exemple évoqué « l’innovation au service de la formation professionnelle ». Edenred a abordé le thème de la dématérialisation du titre-restaurant.


Interview du Président Stéphane Pintre :

« Les jeunes DGS posent un regard nouveau sur leur pratique professionnelle » 

Stéphane Pintre a été réélu président du SNDGCT lors du Congrès, début octobre. Il sera à la tête du Syndicat lors des trois prochaines années. Le président évoque la situation actuelle des DGS, l’arrivée de la jeune génération et les grands chantiers qui attendent le SNDGCT. 

Quel est l’état d’esprit des DGS lors de ce Congrès 2015 ?

Même si tout le monde est heureux de se retrouver pour ce Congrès, l’inquiétude est de mise pour la plupart des collègues. Ils sont inquiets de la situation de leur collectivité vis-à vis de la baisse drastique de la dotation globale de fonctionnement, mais aussi du procès qui est fait aux fonctionnaires territoriaux, sans aucune nuance. Il y a également des interrogations sur la réorganisation territoriale, dont ils ont du mal à cerner la mise en oeuvre. 

Vous avez abordé, lors de ce Congrès, l’arrivée de la nouvelle génération de DGS. Pourquoi ?

Le comité d’organisation a souhaité que l’on s’interroge sur l’émergence de ce qu’on appelle « la génération Y ». Ils ont en effet les mêmes inquiétudes et les mêmes problématiques que les autre DGS, mais ils posent également un regard nouveau sur les pratiques professionnelles, notamment lié à une volonté de vivre autrement la fonction. Les anciens secrétaires généraux étaient extrêmement investis, de façon excessive peut-être. Aujourd’hui, parmi les jeunes générations, on constate une envie de concilier plus harmonieusement vie professionnelle et vie personnelle. Le changement qui s’amorce est intéressant, à condition de trouver des moyens de rendre possible les exigences du service public territorial et la vie de chacun. C’est une question d’organisation, de management et de nouvelle forme de gouvernance des collectivités, à la fois pour les élus et les DGS. 

Quelles seront les orientations de travail du SNDGCT lors des trois prochaines années ? 

Nous allons continuer de travailler sur la valorisation de la fonction de la Direction générale, sur l’amélioration de son statut et la clarification de nos compétences. En ce qui concerne l’organisation territoriale, nous allons rentrer dans une période de mise en oeuvre de textes votés. On va observer et proposer des améliorations dans la perspective d’un nouveau texte qui ne manquera pas d’être proposé un jour ou l’autre. Nous continuerons à être présents dans le débat public relatif à la décentralisation et à la fonction publique. Pour le SNDGCT, nous allons continuer à développer notre Syndicat et accroître notre représentativité. Nous sommes aujourd’hui pratiquement 4 000 adhérents. Nous avons encore des marges de croissance, notamment auprès des jeunes.

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