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Des capteurs pour traquer le verglas

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Isabelle Fontany

ingénieur à la Direction propreté du Grand Lyon et chef du projet Grizzly.

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Environnement

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Lyon, France

Environnement / 01 janvier 2015 / ID Magazine #13

Des capteurs pour traquer le verglas

Mesurer en temps réel la température de la chaussée, mais aussi son taux d’humidité, pour in fine, définir si les conditions sont réunies pour la formation du verglas, tel est le principe du dispositif instauré par la Direction propreté de la métropole du Grand Lyon, qui permet d’affiner la prise de décision de saler, si nécessaire. Ce sujet de saison par excellence a été retenu par le comité d’experts d’ID Efficience Territoriale pour être le Top Manager du Mois. Explications…

Grâce à des capteurs placés dans la chaussée, les services du Grand Lyon ont pu, durant les deux dernières saisons hivernales, avoir des données ultra-localisées sur la température et l’humidité des routes. Des indications qui ont permis de mieux cibler les opérations de salage. Grizzly. Le nom donné à l’expérimentation menée ces deux dernières années sur le Grand Lyon donne le ton. Ce projet est né d’un partenariat entre une start-up lyonnaise – Hikob – et la communauté urbaine de Lyon. L’aventure a débuté en 2012. « La société développait des capteurs de voirie sans fil de la taille d’un oeuf », explique Isabelle Fontany, ingénieur à la Direction propreté du Grand Lyon et chef du projet Grizzly.

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Des capteurs pour traquer le verglas L’installation des capteurs dans la chaussée a été rapide.

La mise en place de cette nouvelle technologie a séduit le Grand Lyon. « Nous avons fait part de nos besoins sur les données météo ». Ainsi est née la mise en place d’une collaboration de deux ans entre l’entreprise et la collectivité. Le principe est simple : des capteurs installés sous la route à certains endroits du territoire mesurent en temps réel la température de la chaussée, mais aussi l’humidité. Ces données permettent de définir si les conditions sont réunies pour la formation du verglas. 

Moins saler les routes 

Débuté en novembre 2012, le test s’est poursuivi jusqu’en avril 2014. « Ces deux saisons ont été très concluantes », résume Isabelle Fontany. Ces données en temps réel permettent d’apporter une aide précieuse, lors de la prise de décision concernant les opérations de salage. « Plus on a d’incertitudes, plus on a tendance à saler les voies pour ne pas prendre de risques », remarque Isabelle Fontany. « Ce système permet d’affiner la prise de décision et de ne pas saler si cela n’est pas nécessaire ». L’expérimentation s’est terminée en avril dernier, « mais nous avons d’ores et déjà racheté le matériel qui avait été posé il y a deux ans », dans l’optique de pérenniser ce dispositif.

Pierre-Laurent Pizy

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